La drôle de bouille de l’ascalaphe

Dans le règne animal, la morphologie faciale de certaines espèces attire immédiatement la sympathie (les « sourires » des dauphins ou des paresseux par exemple).

Chez les insectes, celui que j’aurais le plus tendance à classer dans cette catégorie est l’ascalaphe:

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Il faut dire qu’avec ces antennes disproportionnées, ces grands yeux et cette tête ébouriffée, il a des atouts certains!

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Ça fait quelques années que je le croise sans jamais vraiment réussir à le prendre en photo dans des conditions satisfaisantes pour plusieurs raisons:

  • Inutile de penser l’approcher aux chaudes heures de la journée
  • Dès qu’il a trouvé son support pour la nuit, bon courage pour le retrouver!
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Cette année, j’ai utilisé une technique simple mais super efficace qui m’a permis de ramener beaucoup plus d’images satisfaisantes mais surtout de passer plus de temps à prendre des photos qu’à scruter les hautes herbes!

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L’astuce consiste à venir une ou deux heures avant le coucher du soleil et repérer les ascalaphes volant pour connaitre leur dernier support (généralement, ils passent un moment avec les ailes déployés à ce moment là). Ils sont alors facilement visibles. Il faut alors s’approcher prudemment jusqu’à environ 1m50-2m, mettre un repère (un bambou avec un scotch coloré au sommet fera l’affaire) et s’éloigner pour chercher d’autres ascalaphes à « marquer ».

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Ensuite, on peut revenir 3/4 d’heure – 1/2 heure avant le coucher du soleil et là, j’ai remarqué qu’ils ne s’envolaient plus. On peut alors prendre des photos facilement et même rapprocher le repère si on peut revenir le lendemain pour profiter de la rosée!

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Avec cette technique, pas de frustration liée à l’envol de l’ascalaphe lors de l’approche et pas de longues heures de recherches fastidieuses!

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C’est ainsi beaucoup plus simple de se concentrer sur sa composition et les lumières sont généralement très belles

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Allez, quelques photos pour finir:

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16 Replies to “La drôle de bouille de l’ascalaphe”

  1. Superbes photos !! j’ai vu le premier hier dans un coteau calcaire, mais avec beaucoup plus d’herbe que toi et en plein après-midi !!

    1. Salut Zazy,
      Effectivement, c’est pas évident de les isoler de leur milieu en règle générale. Mais au moment de trouver leur support pour la nuit, j’ai l’impression qu’ils se mettent plus en hauteur

  2. Drole de technique d’approche, mais c’est parfois indispensable pour réussir à faire des photos 😉
    Effectivement cette bestioles à une drôle de tête.

  3. La numéro 5 vaut largement un tirage! Ton post sur les lactées est énorme! Je suis pas passé depuis longtemps ( taf oblige) mais y’a vraiment du lourd! Continue bien! Au plaisir, Yann

  4. De splendides compositions lumineuses, pour cet ascalaphe. Je n’en ai jamais vu!
    Bravo, c’est un régal.
    bonne fin de semaine,@ bientôt Haude

  5. Une série magnifique… pour une petite bête très mignonne, vraiment ! Bravo pour ces captures, récompenses d’une grande patience !

  6. OOh comme il est beau, je ne le connaissais pas !
    Bien joué pour l’astuce ! 😉
    Et superbe le nouveau template de ton blog 😉

    1. Merci Céline, ravi que les photos ainsi que le nouveau look te plaisent.
      Pas sûr que tu puisses trouver des ascalaphes au Canada, mais sait on jamais??

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